Casablanca

La bourse de Casablanca

La bourse de Casablanca (بورصة الدار البيضاء en arabe) est la plus grande bourse du Maroc, du Maghreb et d’Afrique. Elle est classée 3ème dans le monde arabe. Célèbre notamment à travers les sociétés spécialisées dans le domaine du phosphate, télécommunications, matériaux de construction, etc., la bourse de Casablanca compte plus de 70 sociétés et 5000 milliards d’euros de capitalisation. Le volume de ses échanges quotidiens est estimé à 10 millions d’euros.

Bâtiment de la bourse de Casablanca

Bâtiment de la bourse de Casablanca

La bourse de Casablanca a été fondée en 1929 et s’appelait alors « Office de compensation des valeurs mobilières ». Puis, en 1948, elle devient l’« Office de Cotation des Valeurs Mobilières ». D’autres réformes se sont succédées au sein de la bourse de Casablanca, notamment celles de 1968, 1986 et 1993. Ces réformes d’organisation et de renforcement juridique et technique avaient pour objectif de permettre au Maroc de maitriser ses dettes et son inflation.

La bourse de Casablanca est gérée par le Ministère de l’Economie et des Finances. Ses missions principales consistent à :
– accompagner le pays dans son développement économique ;
– mettre à disposition des acteurs du marché (investisseurs, opérateurs, etc.) les solutions financières adéquates à leurs besoins ;
– créer une dynamique et une compétitivité locales et continentales.

Historiques de la bourse de Casablanca

1929 : date de la première création sous le nom de « Office de Compensation des Valeurs Mobilières »
1948 : changement de nom « Office de Compensation des Valeurs Mobilières »
1967 : date de la première réforme organisationnelle
1986 : date de la deuxième réforme avec le lancement du « Programme d’Ajustement Structurel »
1993 : date de la troisième réforme majeure avec la mise en place du « Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières » et la régulation des « Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières »
1998 : création du « Maroclear Dépositaire Central » chargé de conserver les titres et la circulation des flux.
2000 : changement de statut « Société Anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance »
2011 : participation à la fondation de la ABFA (Association des Bourses Francophone d’Afrique)

Le Maroc : nouvel eldorado boursier !

Grace à l’épanouissement économique et touristique du Maroc en général et de la ville de Casablanca en particulier, la BVC (Bourse de Valeurs de Casablanca) est devenue, ces dernières années, une véritable destination touristique et financière des entreprises et des investisseurs.

Centre-ville de Casablanca

Centre-ville de Casablanca

D’après des statistiques récentes, la ville portuaire de Casablanca (image ci-dessous) recouvre 60% de l’activité économique du Maroc. Il s’agit de la plus grande ville du pays et la troisième d’Afrique sur le plan démographique. Ces caractéristiques font de cette ville le poumon économique du pays et le pôle d’attraction financière national et international majeur.

Casablanca vue du ciel - port commercial et ville

Casablanca vue du ciel (port et ville)

Quelques chiffres sur la ville de Casablanca

Quelques chiffres sur la ville de Casablanca

Les trois indices de la bourse de Casablanca

Le MASI, le MADEX et le CFG 25 constituent les trois principaux indices boursiers de la BVC (Bourse de Valeurs de Casablanca).

Le MASI

C’est le premier indice boursier du Maroc. C’est l’acronyme de « Moroccan All Shares Index ». Il est constitué de l’ensemble de sociétés cotées à la bourse de Casablanca. Il compte notamment la société de télécommunication Maroc Telecom et Attijariwafa Bank (spécialisée dans le domaine bancaire).

Le MADEX

C’est l’acronyme de « Moroccan Most Active Shares » l’index est un indice basé sur les 62 entreprises les plus actives sur le marché financier de Casablanca.

Le CFG 25

C’est un autre indice boursier qui complète l’IGF (Indice Général Boursier), le plus ancien indice de la bourse de Casablanca.

Le tableau ci-dessous présente la liste des domaines économiques représentés à la bourse de Casablanca ainsi que les sociétés cotées.

Entreprise et domaines économiques de la bourse de Casabanca

Siège social

Angle Avenue des Forces Armées Royales
Rue Arrachid Mohamed
Casablanca – MAROC

Coordonnées de la bourse de Casablanca

Coordonnées de la bourse de Casablanca

Horaires d’ouverture et de fermeture

Heure locale

Horaires local d’ouverture de la bourse de Casablanca

Jours fériés de la bourse de Casablanca

Jours fériés de la bourse de Casablanca

Conditions d’admission en bourse de Casablanca

La bourse de Casablanca comporte trois marchés : le marché Principal, le marché Développement et le marché Croissance.

Le premier est réservé aux grandes entreprises sans minimum de chiffre d’affaires. En revanche, les capitaux propres doivent être supérieurs à 50 millions MDH (dirham marocain), ce qui est équivaut approximativement 5 millions d’euros. Le volume de titres minimum à émettre dans le cadre de ce marché est de 250 000 actions avec un montant minimum de 75 MDH.

Le marché de développement est réservé aux entreprises de taille moyenne sans exigence de capitalisation. En revanche, les capitaux propres de l’entreprise devraient dépasser à 50 millions MDH. Par ailleurs, le nombre minimum de titres à émettre relève de 100 000 actions avec un montant minimum de 25 MDH.

Le troisième marché, comme son nom l’indique, est la place boursière des entreprises à forte croissance. Il ne suppose aucune condition, ni en termes de capitalisation, ni en termes de chiffres d’affaire. Le marché de Croissance est celui qui présente également le nombre minimum de titres à émettre le plus faible (30 000 actions) avec un montant minimum de 10 MDH.

Conclusion

La bourse de Casablanca constitue le centre financier majeur du Maghreb et du monde arabe. En concurrence avec les bourses de Johannesburg (Afrique du sud) et du Caire (Egypte), mais reste première du continent africain.

Cependant, le reproche majeur fait à la bourse marocaine de Casablanca est le fait qu’elle ne représente pas en effet la réalité économique marocain. A titre d’exemple, l’indice de la bourse de Casablanca a connu entre 2013 et 2016 une augmentation de 45 %, au moment où le taux de croissance de l’économie du Maroc ne dépassait pas les 4 %.

Des observateurs expliquent cette situation par le fait que le nombre de sociétés cotées à la bourse est relativement limité, du fait de la rigidité des conditions d’inscription. Par ailleurs, les secteurs d’activité ne sont pas justement représentés.

Le chemin des réformes entreprises depuis les années 60 devraient ainsi se poursuivre permettre à la bourse de Casablanca de répondre au besoin de l’économie réelle.